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When I am out and about, I am on the constant look-out for the prettiest « Belle du Jour » that I will try to get in front of my camera. Yet, more and more, I am noticing the boys.

They are hard to miss and if in Europe most men cannot tell the difference between Goyard and Givenchy, many Chinese men do, with more or less style.

China is currently captivating the attention of all the luxury groups but as it turns out, the most important fashion luxury client here is a HE. The first hint is when you enter any leading fashion multi-brand store in Beijing or Shanghai. From established fashion luxury boutiques like Lane Crawford or Joyce to upcoming style leaders like S.T.A.R.S. or Fei Space, the retail floor is clearly devoted quite a lot of space to various menswear collections.

When one starts looking at the numbers they are staggering. They represent billions of dollars and are constantly climbing. Vinay Dixit, an expert from McKinsey estimates that Chinese men spend about 61% more than chinese women on luxury goods. It is further estimated that China represents about 40% of global menswear market. In China 45% of the Small Leather Good are purchased by men, against less than 5% in the rest of the world. This is actually a phenomenon I wrote about last year.

https://fearless-in-beijing.com/2012/09/13/swag-bag-beijing-style-to-jeff-from-beijing-with-love/

So while Berluti is opening its first « maison » in Shanghai, Hugo Boss is busy repositioning its brand thanks to the timeless charm of its new ambassador Chow Yun Fat (Billionnaires are now buying by dozens all the outfits he wore in the ad campaign), tailoring business are booming and Burberry is congratulating itself on double digit growth in this globally morose economy while Dunhill is expanding all over mainland.

But more extraordinary growth is yet to be seen. Tomorrow Sir Paul Smith is opening in person his first Beijing store, but I met last week at a party at the British embassy for ‘QE II Birthday’ a young man in charge of developing British menswear excellence awareness in China and he was baffled by this market. He confessed that almost none of the young fashion-loving Chinese men knew of Savile Row and Jermyn Street… But that they all coveted Milan and Paris.

Oh well, good luck dear and…

Thank you boys!

b.

Lorsque je suis dehors, j’ai toujours les yeux qui surveillent rapidement les rues à la recherche de mes chères « Belles du Jour » mais depuis quelques temps, je ne puis m’empêcher de remarquer que de plus en plus de jeunes gens sont aussi lookés que les filles. Si en France, la majorité des hommes ne connaît pas forcément la différence entre Goyard et Givenchy, ce n’est pas le cas en Chine où de plus en plus de garçons maitrisent la mode et ses codes. Avec plus ou moins de succès  d’ailleurs.

La Chine émoustille de plus en plus toutes les industries du luxe parce que les chinois sont devenus les plus gros consommateurs mondiaux. La surprise vient lorsque l’on se penche un peu sur les chiffres sur ‘qui’ consomme le Luxe en  Chine.

Dandy jusqu’au bout de sa cigarette bleue  et portant une de ces omniprésentes besaces que les Chinois affectionnent particulierement.

Les premiers indices sont dans les boutiques elles-mêmes. Dans toutes les boutiques multimarques mode digne de ce nom, même celles 100% luxe à vocation plus ‘féminine’ comme Joyce ou Lane Crawford ou bien dans les boutiques branchées et pointues comme S.TA.R.S. ou Fei Space, la sélection masculine est toujours présente en masse et représente à minima la moitié de la surface de vente.

J’ai beaucoup aimé la touche vert pomme des chaussettes.

La cliente luxe chinoise est souvent un homme.

Vinay Dixit, un expert de McKinsey estime que les hommes chinois dépensent environ 61% de plus que les femmes sur ce marché.  En Chine il est aussi estimé que les hommes représentent 45% des ventes maroquinerie (contre 5% dans le reste du monde). Par ailleurs, les hommes chinois représenteraient à eux-seuls 40% du marché mondial du prêt-porter masculin.

le clash des couleurs était super intéressant.

Alors, pendant que Berluti ouvre à Shanghai sa première ‘maison’, Hugo Boss se repositionne grâce au charme intemporel de Chow Yun Fat (avec les milliardaires chinois qui achètent par dizaines toutes les tenues portées par la star dans la campagne publicitaire), Dunhill ouvre de plus en plus de boutiques mainland et Burberry présente à  ses actionnaires des chiffres plus que enviables dans une économie mondiale en berne.

Il y a par ailleurs le phénomène des ‘murses’ les sacs pour homme que j’avais déjà couvert l’année dernière dans mon blog.

https://fearless-in-beijing.com/2012/09/13/swag-bag-beijing-style-to-jeff-from-beijing-with-love/

La mode en chine est une histoire – aussi – d’hommes. Et il reste encore beaucoup à faire. Demain Sir Paul Smith inaugure sa premiere boutique à Pékin mais j’ai croisé la semaine dernière à l’ambassade de Grande Bretagne, lors d’une fête en l’honneur de l’anniversaire de la Reine, un jeune anglais un peu déprimé.  Responsable du développement et du marketing de l’industrie de la mode britannique masculine il m’avoua dépité que Savile Row et Jermyn Street, rues iconiques de Londres dévouées au savoir-faire anglais en matières de mode masculine, sont parfaitement inconnues ici. Paris et Milan sont les seules destinations que les jeunes chinois convoitent.


Merci les garçons!

b.