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In the rest of the world « IT-bags » might still be somewhat important but the craze is over. Expensive bags envy has been replaced with more ‘quiet’ luxuries longing: low key luxury brands, a VC&A Alhambra Vintage sautoir perhaps, or a Birkin, a rare and beautiful watch, a powerful car, a nicer apartment, a stable job. ‘Occupy Wall Street’, the Recession looming over Europe, the general « malaise » hurt the high-end fashion and it’s cash cows: the accessories.  The former Flash & Dash an expensive purse conveyed is not so cool anymore. Sure, a mint condition Birkin will fly off the screen on second-hand websites at « recession-proof » prices anytime, but in general, spending half a month salary in a purse seems just a bit… silly, if not passé, that ultimate fashion sin.

NOT so in China. Here the bag business is booming. Newly coming-into-money guys have cars to razzle-dazzle the less-fortunate and Beamers, Mercedes and the Ô so ubiquitous Audi (along with Porsche Cayenne and the occasional Bentley) are all the rage, but for women it is THE BAG. Perhaps they do not have that kind of mad cash readily available but Chinese ladies young and older, dressed to kill or casual seem to carry expensive purses everywhere you look. And look, and look. Look a little closer and you will inevitably notice that this is rather a façade, that most of the bags are copies, imitations, or simply perfect replicas, and the mind boggles at seemingly infinite differences and options on the grey market China proposes. « European Purchased Genuine »-« Counter-Genuine » – « Original Factories End of Production » – « Export Production »  -« 1.1 Mirror copies »- « Imitation » – « Perfect Inspiration » etc… So how to tell the difference? Well, you can’t really. It’s all in the perception. China is about FACE. And saving it.

One thing though, They do LOVE to go to the « real » shop and buy a bag knowing that they deserve to purchase the Real Deal. In a country where every thing else is available, this is where the heart of the Luxury Market lies. « Because I am worth it ».

In a country where almost all European and American brands are at ground zero to conquer the heart of the new consumer, the notion of service is practically unknown, so today that is what are looking for: “to be recognized as a success, by themselves and by others ».

As long as this longing will last, so will the luxury bubble.

Probably as well, but.. who can really tell?

Dans le reste du monde, le « IT bag » exhale son dernier soupir. LE sac à avoir est en train de disparaitre remplacé par un luxe plus invisible, des marques plus discrètes mais non moins luxueuses, un sautoir de Van Cleef, une montre rare et précieuse, une petite voiture ultra puissante… Bon le Birkin est toujours convoité, d’ailleurs ils ne restent que quelques heures sur les sites de deuxième main même à 6000 euros en moyenne mais il semble qu’il est de plus en plus ridicule pour ne pas dire obscène de mettre un demi salaire dans un sac alors que l’économie est si incertaine, que la stabilité de l’emploi est compromise et qu’aujourd’hui on désire des objets plus concrets et plus a l’abri « des » modes.  Un appartement plus grand, une voiture peut-être, mais moins LE sac vanté par la presse et qui change chaque saison. Les marques le savent d’ailleurs puisque l’on ne peut plus voir une pub sans l’omniprésent sac qui tapine en premier plan comme pour nous rappeler qu’il est important.

Pas en Chine. Ici, les hommes ont les voitures pour annoncer au reste du monde qu’ils ont de l’Argent (on notera le AAAAAAAhhhh) alors les BMW, Mercedes et surtout les Audi – symbole de puissance gouvernementale pullulent dans les rues, distançant à peine les Porsche Cayenne ou Bentley qui roulent au milieu des teufs-teufs et des vélos. Les femmes ont un tout petit peu moins d’options il me semble pour présenter leurs réussites au monde. Le sac est parfait. Alors en jeans ou en robe de dame, jeune ou plus âgées elles sont toutes avec des sacs incroyables au bras partout. Et partout où l’œil se pose des sacs, des sacs, des sacs. En y regardant d’un peu plus près le sac n’est pas toujours si authentique. Il est aussi facile de trouver un sac de luxe qu’un sac de riz ici. Et tous les degrés existent et cohabitent joyeusement: « Authentique Acheté en Europe » « Version Authentique » « Copie Miroir 1.1 » « Production Exportation » « Fin de Production Export » « Imitation parfaite » « Version de l’authentique ». Tous les prix sont possibles du fait main parfait à la version similicuir du nouveau sac à la mode. Le BOY de Chanel était présent dans les étals de Yabalu (le marché Russe de la contrefaçon de moyenne qualité) des mois avant que Alice Dellal s’allonge sur le piano de Coco, et pour sauver la face et présenter dans cette foire capitaliste le visage de la Réussite tout est bon, même les sacs à 100 RMB (12 euros).

Tout est perception.

Une chose est sûre. Cette nouvelle génération AIME aller dans la « vraie boutique »,  se faire servir dans LA boutique et acheter un sac authentique « parce que je le vaut bien ».
C’est le nerf de la guerre de l’industrie du luxe et dans ce pays où la notion de service fait ses premiers pas et où pratiquement toutes les marques débutent au même niveau dans le cœur des consommatrices.

C’est cette envie, ce besoin de reconnaissance qui pousse la consommation Chinoise, et tant qu’elle existera, la bulle du Luxe en Chine prospèrera.

Gabrielle.

For info, practically ALL of these pictures were taken in less than 2 hours Sunday June 3rd 2012 at the China World Mall.