Étiquettes

, , , , , , , , ,

Welcome,

A bit challenged in Beijing by my lack of fluent Mandarin I am not working full time as the  Fashion Consultant that I am professionally – yet.   Wildly entertained by the « street » and more to the point the « Street Style » (note the hyphens) of Beijing, I have started a blog to record and « muse » about what I see and discover about China, fashion in China, the « real » fashion here, how the girls dress, the codes etc…
The girls here for lack of better words  are ‘Fearless’.
Fearless of ridicule, fearless of other people’s opinions, of exposing their thighs, their arms, of walking in high heels when they clearly do not know how, (then again visualize the unlikely combo: high heels wood clogs + stockings). Girls here feel often secure in their color choices, fearless to express themselves freely through their clothes in a pretty uptight society.
They may or not have the cash but they have access to the goods, surrounded by mountains of choices and are often really funny in their « sartorial » choices.

I am not going to lie, most of the time it is SCAAAARY (read atrocious), and they often enough have the color taste of 4 years old left alone with crayolas, a pot of glue, feathers and sequins, but sometimes, it clicks. And sometimes, oh so quickly, there is grace.
I am still not very satisfied with the look and design of it, but bear with me, it will improve. Thank you.

Voila,
Looking forward to sharing with you
fearless-in-beijing.

IMG_0286

Bienvenue!

Petite présentation rapide de mon blog.

Tout d’abord je n’ai pas écrit en Francais depuis des lustres et mon ordinateur n’a pas les accents alors je m’excuse a l’avance et pour toujours a) des fautes d’orthographes, de grammaire, des accents manquants sur les a, les e, les i etc.. b) des fautes de syntaxe c) de passer a l’anglais quand je ne trouverai pas mes mots en francais ou simplement parceque j’espere que ces billets seront lus par mes amis aux US.

Bon ca c’est fait.

Je travaille dans le mode depuis .. toujours. Ce qui va pas me rajeunir c’est que j’ai commencé a travailler pour des designers comme Alaïa, Montana, quand Bohan etait encore aux manettes chez Dior…. C’est dire! Que je me suis acheté les « jellies » de Gaultier en orange, la premiere Swatch en plastique transparent, que j’ai dansé au Studio 54 (bon j’etais « underage » mais francaise, mince et grande alors….) que j’ai ensuite travaillé a New York 15 ans avant de « rentrer en Europe » un mois avant le 9/11… J’ai ensuite travaillé  à Londres.

Je connais le contexte historique de Coco, de Christian Dior, de Yves Saint Laurent, de Schiapparelli ou d’Azzedine Alaia. J’étais presente pour la premiere présentation de Christopher Kane au New Gen  quand  le jury a spontanément applaudi sa collection aux bandages fluos et anneaux de douche. Bref « je connais la musique ». J’ai fait le Studio Bercot, et je suis rentrée souvent au Palace – a l’époque – en cheveux peint (pas teint.. nuance) en blanc, mini-jupe en tube et sacs de tulle accrochés aux hanches.

Aujourd’hui je suis à PEKIN! en Chine donc, la capitale MONDIALE DU FUTUR DE LA MODE ET DU LUXE pour ceux qui habiteraient sur une autre planête, dixit quasi tous les medias.  La Chine, officiellement  capitale mondiale de la croissance infinie des ventes de la Maroquinerie, des bijoux, des voitures de luxe, de la mode… etc…

Ca c’est que je lisais avant de venir ici.

Maintenant je suis là.

Et je m’éclate. Et tout est facade, mais j’y reviendrai.

Je n’ai jamais vu une telle créativité dans la rue. Jamais. Et j’ai vécue 15 ans à New York! 6 ans à Londres, et 10 ans à Paris…. entre les années 80 et 2010!

Les Jeunes chinoises n’ont aucune référence visuelle de « bon » goût, de « mauvais » goût, elles n’ont que le PRESENT pour appuyer leurs choix vestimentaires. Elles regardent l’extérieur, la presse chinoise, les stars d’ici, la télé et se font leurs idées. Elles viennent toutes d’un ‘trou noir’ de 50 ans oú le pays entier s’est habillé de la meme façon homme ou femme et  de dos il etait difficile de faire la difference entre eux -mise à part les nattes. S’habiller différement, marquer son individualité était pour les générations précédentes –  c’est à dire les meres, les tantes, les grand-meres absolument inconcevable puisque potentiellement passible de mort – sociale ou physique. Je ne pense pas éxagérer. Du coup, comme un bouchon qui explose si fort qu’il part en satellite, les jeunes chinoises aujourd’hui  s’habillent avec une fantaisie et une liberté que je n’ai simplement jamais vue ailleurs. C’est parfois démoniaque, souvent immonde ou déconcertant, et pas dans le bon sens, mais avec un budget minime, elles expriment une individualité pour la premiere fois depuis des dizaines d’années.

Le salaire moyen dans une ville comme Pékin pour une jeune femme professionelle entre 25-30 ans est environ de 3000/10000 RMB (370-1200 euros maximum). Les FEARLESS IN BEIJING  n’ont pas vraiment acces aux maisons de Luxe telles que la presse semble le dire, ou alors exceptionellement, lors d’un voyage sur Paris ou Hong Kong – la mecque du shopping détaxé et proche MAIS par contre elles ont acces aux usines… et aux magazines, au cinéma, a la télévision, aux magasines people, et les yeux rivés sur le « west »…et surtout à internet. Elles sont toutes connectées et arpentent la ville en permanence sur des talons de 12 ou en ballerines les yeux rivés sur leurs smartphones. Les chinoises sont toutes connectées aux reseaux sociaux, sur Weibo, AliWangWang, QQC etc… et chattent toute la journée.

Elles ont des codes nouveaux, des priorités différentes et dans leurs choix sartoriaux (?), un sens des couleurs inédit, des mélanges de matieres, de proportions, souvent déconcertant, d’un gout extreme – douteux de notre perspective qui aurait enormément plut au John Waters des années ‘Divine’ et qui je pense donnerait au génial et souriant Bill Cunningham une patate encore plus large que celle qu’il donne aux New Yorkaises qu;il shoote depuis 30 ans. Elles sont merveilleuses. Surprenantes mais sublimes.

Je vais prendre le pari de les présenter. Parfois avec mon avis, mon analyse, parfois juste les images.  Je ne vais pas photographier (trop) les looks « trop » décalés vers le mauvais gout…Encore que une fois de temps en temps… je vais m’amuser. Les mamies qui s’abillent comme des clowns aveugles et que l’on croisent quotidiennement en Chine sur leurs mobylettes m’interessent moins. Je souhaite débusquer et présenter toutes ces jeunes femmes qui font l’effort de se créer des looks, en associant avec plus ou moins de flair des couleurs, des proportions, des matieres qui affirment leurs individualités.

Dans un pays de 1 300 000 000 de Chinois, donc la moitié de Chinoises, c’est un vrai challenge que ces jeunes femmes affrontent.

Voila.

A bientot

Gabrielle.

Déconcertant, surprenant, unique.

Robe serrée remontée encore plus haut: check
Sac Birkin noir – palladium – check
foulard Hermes noué sur dit sac: check
Roger Vivier rouge vif en Daim: check
Lunettes Chloé: check
Looking fabulous : Priceless

Ca c'est la majorité de la "mode en Chine"

 

Les Belles du Jour

Les jeunes filles de Pékin possèdent une certaine grâce, une élégance naturelle, une créativité uniques au monde. Si à Hong Kong certaines peuvent se targuer d’avoir une plus longue histoire avec la mode et le luxe, elles sont souvent timorées mais sur Pékin souffle actuellement un grand vent de liberté. Les jeunes pékinoises, pour qui sait les regarder, sont tout simplement merveilleuses. Osons le dire, elles n’ont peur de rien. Passionnées de mode elles n’ont toutefois aucune référence, alors  elles suivent les tendances de loin, préférant finalement n’en faire qu’à leurs jolies têtes. Elles ne s’intéressent pas au passé, affranchies de tous codes, elles les réinventent et sont ainsi libres d’inventer des associations de couleurs ou de matières inédites. Sans toujours avoir de grands moyens, elles s’adaptent et connaissent parfaitement leurs points forts. Les robes sont parfois trop courtes mais elles révèlent des jambes souvent enviables. Les talons trop hauts rendent les démarches quelquefois incertaines mais fines et gracieuses, soignées jusqu’au bout de leurs doigts toujours impeccablement manucurés, les jambes nues dès les premiers rayons du soleil, les jeunes pékinoises se font plaisir et cela se voit. Tour à tour sophistiquées, d’une élégance intemporelle, extravagantes ou espiègle c’est parfois raté, mais même si elles peuvent être maladroites, elles sont touchantes et rarement vulgaires. Cette fraicheur, cette énergie contraste souvent avec leur vie réelle et paradoxalement ce sont les jeunes femmes dans la rue qui ont le plus d’allure. Celles qui sont au fond des limousines sont déjà presque blasées mais dans la rue elles sont le moteur de la mode en Chine. Jeunes, belles, libres de traduire le zeitgeist  de leur époque telle qu’elles le vivent les jeunes pékinoises exsudent un style très personnel. Si les mélanges sont parfois improbables, ils sont toujours uniques et intéressants. Alors, bravo à vous, belles de Pékin, vous êtes vraiment le futur de la mode.